Entretien avec Jean-Pierre Wollmer, directeur de Réseau en scène Languedoc-Roussillon

Bonjour Jean-Pierre Wollmer. Pourriez-vous vous présenter et l'activité de votre structure ?

Je dirige Réseau en scène Languedoc-Roussillon depuis 2007, après avoir été directeur du théâtre Le Periscope à Nîmes et avoir suivi un cursus principalement artistique.Réseau en scène Languedoc-Roussillon a pour objectif majeur le rayonnement artistique de la région.

Sur la base d’expertises partagées, l’association repère et soutient les œuvres audacieuses et la diffusion de spectacles de qualité professionnelle dont elle dynamise les parcours en et hors région. L’association fait de l’information un axe central indispensables à la dynamique de réseau et la valorisation des œuvres. Réseau en scène accompagne la structuration des champs artistiques d'une manière transversale, conforte le développement culturel des territoires, impulse et organise la concertation. Enfin l’association s'inscrit dans des partenariats forts sur le plan régional et sur le territoire national - en cosignant notamment la Charte de diffusion interrégionale - et européen. L’associatin est Pôle régional Culture Europe, membre de l’IETM, chef de file du projet Dynamique des Arts Vivants en Massif central.

Pourriez-vous revenir sur la genèse de votre structure et son rôle au niveau de la région Languedoc-Roussillon ?

De l’Assecarm Languedoc-Roussillon créée en 1977, en passant par l’ARAM LR, puis Musique et Danse en Languedoc-Roussillon, l’association à connu de nombreuses évolutions qui l’ont conduite du champs musical à l’ensemble du spectacle vivant.
Aujourd’hui et depuis 2006 Réseau en scène (Association régionale de coordination et de diffusion des arts du spectacle en Languedoc-Roussillon) est une interface entre les politiques publiques liées au spectacle vivant et les programmateurs et artistes du territoire régional.
L’association œuvre en direction des champs artistique du théâtre, de la danse, des musiques actuelles, du cirque, des arts de la rue, des marionnettes et du conte. L’aménagement culturel équilibré du territoire et la réduction des inégalités d’accès à la création sont au cœur des objectifs poursuivis par Réseau en scène.

Pour quelles raisons votre structure s'est-elle impliquée dans le projet CultiZer ?

Avec cet outil, nous sommes toujours dans le développement artistique du territoire et dans l’information, ce qui est notre cœur de mission. De plus, CultiZer nous permet de toucher le grand public ainsi que tous les acteurs culturels avec lesquels nous ne sommes pas nécessairement en contact.

Quelles avantages votre structure tire de cette collaboration ?

Ils sont multiples : cette collaboration quasi unique nous permet de développer la transversalité et la coopération entre les structures culturelles, d’associer une structure privée, d’élargir les réseaux professionnels, d’être à la pointe des nouvelles technologies de l’information, de mutualiser nos bases de données, de créer un poste partagé.… Ce projet nous donne également la possibilité de valoriser et de potentialiser les outils d’information que nous avons développés, via une connection cohérente vers ceux de la plateforme CutiZer. Le fait d’entrer dans des dispositifs et financements Européens associant ceux de l’Etat et de la Région dans le domaine des nouvelles technologies est pour nous une étape importante. Enfin, CultiZer repose sur des financements publics/privés ce qui est nouveau pour nous et donc intéressant à expérimenter.

Pourriez-vous définir ce qui fait la force de CultiZer ?

L’exhaustivité  des informations données, la médiathèque virtuelle de projets artistique, l’espace de jeux en ligne, une galerie photos, vidéos… autant d’outils qui en font l’originalité. C’est un projet unique, collaboratif, et innovant par sa technologie et sa structuration : regroupement d’associations régionales avec une structure privée (ASA - professionnelle de l’outil informatique), mais aussi par ses outils notamment : CutiQuizz et CultiZ’Me notamment. C’est un projet partagé qui va nous permettre de multiplier les partenariats. Le fait qu’il bénéficie de la reconnaissance des Institutions est aussi une force.

Pour conclure, en quoi les nouvelles technologies de l'Information et de la Communication sont-elles nécessaires dans la Culture ?

Les nouvelles technologies révolutionnent nos modes relationels, leur impact sera sans doute aussi important que la révolution industrielle. Etre en phase avec les outils d’aujourd’hui, avec les pratiques des jeunes générations – que s’approprient aussi les plus « anciens », c’est accompagner l’évolution des comportements culturels, ouvrir vers l’avenir, le monde, le partage des connaissances, en ce sens, oui les NTIC sont nécessaires à la culture. Les NTIC envahissent la vie quotidienne, suscitent de nouvelles pratiques, de nouveaux services et fournissent un mode d’accès élargi au plus grand nombre : CultiZer répond pleinement à cette évolution.

 

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