Entretien avec Marie-Christine Chaze, Présidente de Languedoc-Roussillon Livre & Lecture

Bonjour Marie-Christine Chaze. Vous êtes présidente de Languedoc-Roussillon Livre & Lecture. Pourriez-vous vous présenter et l'activité de votre structure ?

À la croisée des politiques publiques nationales et régionales, Languedoc-Roussillon livre et lecture a pour objectif d’associer tous les professionnels  du livre en Languedoc-Roussillon pour un développement harmonieux et pérenne du secteur.
Depuis 2008, l’association œuvre chaque jour au plus près des réalités de notre territoire pour créer et développer un espace d’échanges autour des enjeux du livre et de la lecture en région.

Nos missions consistent à former les acteurs du livre  tout au long de l’année, à organiser des rencontres interprofessionnelles, encourager la mutation numérique, accompagner et promouvoir les manifestations littéraires, défendre et valoriser la librairie indépendante. Mais aussi à coordonner la numérisation du patrimoine régional et  sa valorisation, soutenir les acteurs du livre  dans les langues régionales, contribuer aux actions en faveur de la culture  en milieu pénitentiaire et impulser des actions contre l’illettrisme…

Pourriez-vous revenir sur la genèse de votre structure et son rôle au niveau de la région Languedoc-Roussillon ?

Structure régionale pour le livre née en 2007 de la volonté des professionnels du livre, de l’État et du Conseil Régional, Languedoc-Roussillon livre et lecture est un outil au service des professionnels du livre en Languedoc-Roussillon. Ancrée sur son territoire, l’association œuvre au plus près des acteurs du livre pour répondre à leurs besoins en termes de formation, d’accompagnement et d’échanges.

Depuis l’an dernier, nous nous engageons aussi dans des projets régionaux, interrégionaux et   nationaux de valorisation culturelle, qui favorisent les échanges internationaux et  valorisent la création régionale hors de notre territoire.

Pour quelles raisons votre structure s'est-elle impliquée dans le projet CultiZer ?

Les pratiques artistiques ont changé et les structures culturelles se doivent d’en être le reflet : il est important qu’elles sachent travailler ensemble et dépasser le cloisonnement par discipline. C’est ce que permet un projet tel Cultizer. A l’ère numérique, toutes les opportunités de collaboration doivent être saisies et la mise en réseau est un enrichissement mutuel qu’il faut savoir mettre à profit.

Je suis quant à moi très favorable à la transversalité des approches et ce, depuis longtemps.

Quelles avantages votre structure tire de cette collaboration ?

Ce projet commun nous apporte des rencontres fructueuses et de riches échanges d’expérience.  Il est aussi important de pouvoir croiser nos publics qui, en fréquentant cette plateforme, vont être encore davantage enclins à découvrir nos actualités mutuelles. Ce sont ces perspectives qui ont fondé notre engagement dans ce portail contemporain.

Pourriez-vous définir ce qui fait la force de CultiZer ?

L’atout principal de Cultizer réside dans la fédération des projets et des approches de ses fondateurs. C’est véritablement cette  approche commune et sa transdisciplinarité qui fonde son caractère exceptionnel et son originalité.

Pour conclure, en quoi les nouvelles technologies de l'Information et de la Communication sont-elles nécessaires dans la Culture ?

Cette nouvelle ère dans l’histoire des échanges humains est passionnante et on ne peut y échapper aujourd’hui. Plutôt que de résister, je pense qu’il est fondamental de s’adapter et d’avoir un regard optimiste sur le numérique qui offre réellement un large champ à la création artistique.