Interview de Pierre Plancheron, directeur de l'association Le Passe Muraille

Bonjour Pierre Plancheron. Pourriez-vous vous présenter et l'activité de votre structure ?
L'association Le Passe Muraille œuvre pour la sauvegarde et la valorisation des patrimoines culturels et naturels en Languedoc-Roussillon principalement.
Elle a la particularité, en parallèle de la valorisation du patrimoine, de mettre en place des dispositifs de formation de l'individu ; le terme « formation » entendu au sens large : de l'initiation, du programme d'éducation à la formation professionnelle.

Nous mettons en place des dispositifs de transmission de savoir-faire, de savoir-être et de savoirs.
Nous déclinons notre activité en quatre grands secteurs : les chantiers d'insertion professionnelle et la formation professionnelle ; des actions d'animation et d’organisation d'évènements ; un bureau d'études et d'ingénierie ; Enfin, l'édition de Patrimoines en région et l'Agenda du patrimoine. Nous sommes les co-gestionnaires, avec les CEMEA, du réseau Carrefour des patrimoines représentant plus de 300 associations en Languedoc-Roussillon qui considèrent les patrimoines culturels et naturels comme des vecteurs privilégiés d'éducation à la citoyenneté.

Pourriez-vous revenir sur la genèse de votre structure et son rôle au niveau de la région Languedoc-Roussillon ?

L'association Le Passe Muraille est née en 1997 sur le quartier de la Paillade où se situe actuellement son siège social. Son activité couvre l'ensemble de la région Languedoc-Roussillon. L'association compte plus de quarante salariés et plus de cent-cinquante salariés quotidiens si on y ajoute les chantiers d'insertion professionnelle sur lesquels elle est employeur. Son rôle est d'agir sur le territoire, de participer largement à la promotion et à la valorisation des patrimoines en lien étroit avec l'ensemble des collectivités et l'Etat.

Pour quelles raisons votre structure s'est-elle impliquée dans le projet CultiZer ?

La structure est à l'origine de l'idée et de la création du projet CultiZer. Nous sommes convaincus de l'utilité des Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) dans la circulation de l'information. Il s'agit d'une véritable pratique permettant à tous ses usagers de percevoir autrement les différents domaines culturels.
L'association considère les TIC comme une technologie privilégiée pour la transversalité des pratiques : Traverser des domaines de manière naturelle grâce à la nouvelle technologie dans le but de répondre aux nouvelles pratiques culturelles des publics sans être gêné par les catégories sociales, les appartenances géographiques.

Enfin, notre implication s'explique par la dimension collective, coopérative et de co-construction avec l'ensemble des partenaires.

Quels avantages votre structure tire t-elle de cette collaboration ?

L'avantage est tout d'abord d'être dans une dynamique où l'utilisation des technologies de l'information et de la communication est la plus pointue dans l'objectif fixé dans le cadre du projet CultiZer.
De plus, le projet nous permet de compléter la communication, la circulation de l'information via d'autres supports parallèlement à Patrimoines en région et l'Agenda du patrimoine.
Les supports dits « papier » doivent continuer à exister et progresser dans leur nombre, leur qualité et leur diffusion en coexistence avec cet excellent outil qu'est CultiZer : il permet d'être réactif et de traiter l'actualité en profondeur.

Pourriez-vous définir ce qui fait la force de CultiZer ?

L'innovation associée aux compétences des têtes de réseaux régionales est une force non négligeable du projet. J'insiste sur son innovation sociale : ce projet se fonde sur des valeurs issues de l'économie sociale et solidaire : L'association se projette dans CultiZer à travers des valeurs d'accessibilité, de médiation et d'innovation à des fins éducatives, citoyennes avant d'être économiques.
CultiZer se veut très réactif avec le souci d'un contenu permettant de fournir de l'information de qualité. Aujourd'hui, la circulation de l'information est devenue un business ; Cependant, en ce qui nous concerne, ce n'est pas cette richesse que nous mettons en avant.

Pour conclure, en quoi les nouvelles technologies de l'Information et de la Communication sont-elles nécessaires dans la Culture ?

Les NTIC facilitent aujourd'hui l'accès à l'information ; elles peuvent permettre également la promotion des domaines culturels par un souci d'égalité entre les contenus proposés. CultiZer se base sur ces technologies pour promouvoir aussi bien la Cité de Carcassonne que les initiatives moins visibles organisées par des associations, de petites communes et d'initiatives privées qui ont du sens sur le plan du lien social et de la citoyenneté.

Le mot de la fin

Si on devait définir aujourd'hui la Culture en Languedoc-Roussillon sous un angle patrimonial, l'identité viticole et vigneronne est fortement représentée et peut accompagner la créativité culturelle. Ce patrimoine de notre région évolue rapidement et je souhaite que CultiZer accompagne cette diversité.

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